PUBLICATION

Le texte suivant a été proposé à un journal local , rubrique des lecteurs,
par un ancien habitant du Puy Notre Dame mais n'a pas été publié
Je vous en donne connaissance



COMMUNE DU VAUDELNAY

Lu dans le courrier de l'ouest
Cela fait au moins quatre mois qu’ils sont là, déposés par on ne sait qui sur les bords du Thouet à Vaudelnay.

Trois fûts de 200 litres sont immergés dans un fossé qui communique avec la rivière située à 25 mètres, et le quatrième se trouve au bord du fossé. Ces bidons métalliques bleus de 200 litres, en bon état, semblent pratiquement vides. Ils contenaient du chlorure de méthylène (ou méthylène chloride selon son nom anglais). Et les pictogrammes qui illustrent les étiquettes ne laissent aucun doute : le produit est dangereux.
D’après nos informations, le premier signalement remonterait à la fin du mois de décembre dernier.
Le maire de Vaudelnay, Jean-Marcel Supiot, dit n’avoir pas été mis au courant. C’est donc le 24 mars, lorsqu’on lui a enfin signalé le problème, qu’il est allé déposer plainte à la gendarmerie de Montreuil-Bellay. Celle-ci a ouvert une enquête pour tenter de retrouver le propriétaire de ces fûts. En vain jusqu’à présent.

Dans la mesure où aucune mortalité anormale de poissons n’a été signalée, on peut penser que ces quatre fûts étaient déjà vides lorsqu’ils ont été déposés à cet endroit. Leur propriétaire n’a sans doute pas voulu payer le prix du traitement de ces déchets et s’en est donc débarrassé de façon tout à fait illégale.
Le premier devis s’élève à 8 000 €

Le problème est aujourd’hui pris en mains par la Communauté d’agglomération Saumur Val de Loire.

Sophie Tubiana, la vice-présidente chargée de la gestion des milieux aquatiques et de la biodiversité, explique : « Le maire de Vaudelnay nous a avertis en mars, et on lui a conseillé de déposer plainte, ce qu’il a fait. Normalement, ce n’est pas à la Communauté d’agglomération d’intervenir car les fûts sont en dehors du domaine public fluvial dont elle a la responsabilité. Mais on s’en occupe quand même car il est hors de question de laisser ce genre de déchets toxiques dans la nature. Nos agents se rendent régulièrement sur place pour vérifier qu’il n’y a pas d’écoulement. »

Mais pourquoi l’enlèvement n’a-t-il pas déjà eu lieu puisque l’Agglo est au courant depuis la mi-mars ? « Nous avons fait appel à une société agréée qui doit venir les enlever. Mais le premier devis qu’elle nous a donné était astronomique : il s’élevait à 8 000 €. On a rendez-vous avec elle cette semaine sur place pour un autre devis. » Du fait de la dangerosité du produit, il n’est pas question que l’enlèvement soit effectué par des employés de l’agglomération qui ne possèdent pas les compétences spécifiques.

Une fois les fûts enlevés, il serait bon également de préciser où se situe la défaillance dans la chaîne des responsabilités. Le plus urgent est de les retirer, et ça ne devrait plus traîner une fois leur « publicité » faite.