SAINT MACAIRE DU BOIS

Une championne de France de force athlétique

Félicitations à Léa Vié qui a été sacrée championne de France de force athlétique, le samedi 31 mars à Caen, dans la catégorie cadette des moins de 52 kg
La commune peut être fière de sa championne
La jeune fille à 15 ans et est scolarisé au lycée Duplessis Mornay
Elle a découvert ce sport par Yves Lemagnen, coach du RC Doué et est devenue adepte
Elle a participé aux compétitions départementales, puis régionales, s'est qualifiée à chaque fois et vient d'obtenir le titre suprême
Ce sport consiste à soulever des haltères dans trois mouvements différents
Développé couché,, le squat(soulever des haltères avec flexion de jambes) et soulevé de terre , bras tendus
Elle s'entraine deux heures, deux fois par semaine
Au championnat de France elle a soulevé 45 kg répartis de chaque côté

MONTREUIL BELLAY

Visite de l'ancien camp d'internement de Méron



Le centre régional "Résistance et Liberté" propose des visites commentées
sur le site à destination du public familial à partir de 9 ans
Entre 1940 et 1946, 6500 tsiganes sont internés en France dont une partie à Montreuil Bellay
Les prochaines visites commentées auront lieu les mercredis 11 et 18 avril à 15 h 30
Tarif 2€ et gratuit pour les moins de 18 ans, les étudiants et demandeurs d'emploi
Réservation conseillée au 05 49 66 42 99 ou par mail info@crrl.fr



ANTOIGNE

Conseil Municipal

Compte de gestion et administratif 2017
Le compte administratif présente un excédent de fonctionnement 2017 de 323.792€ et un déficit en investissement de 60.980€
Ces sommes sont basculées au budget 2018

Budget 2018
Le budget 2018 s'établit à 551.292€ en fonctionnement
Il a été basé en tenant compte de l'incertitude des recettes du au durcissement des attributions de subventions de l'état

Travaux pour 126.022€
Toiture d'un préau 16.000€
Désherbeuse thermique 7.000€
Route de Mué, aménagement arrêt de bus et contenairs de tris 30.000€
Panneaux de signalisation 2.000€
Agrandissement du cimetière 20.000€
Entrée de l'église et mur d'enceinte 10.000€
Voirie 18.000€
Aménagement cuisine salle des fêtes 10.022€
Ecole 8.000€
Deux bornes à incendie 5.000€

Taux de fiscalité inchangés
Taxe foncier bati 14,26%.
Taxe foncier non bati 14,26%.
Taxe d'habitation 34,63%.
68,10% des foyers ne sont pas imposables

Rythmes scolaires
La semaine de quatre jours a été approuvée par l'éducation nationale

Salle des fêtes
Il a été constaté des dégradations
En conséquence des mesures drastiques seront prises et indiquées au moment de la prise en location

Travaux
Les élus souhaitent mettre en place un parking près du cimetière, un hangar communal et une aire de jeux
Des échanges de terrains sont en cours

Rénovation des routes
Le département prend en charge la rénovation de la voirie de la rue des Ecoles et du Guédais
Aux Charrières des peintures au sol matérialiseront l'obligation de ralentir

Prochain conseil municipal
4 Mai à 19 h

8 AVRIL 2018

EPIEDS

Mardi dernier, l'école proposait aux enfants une chasse aux œufs malgré le mauvais temps.
Les enfants se sont précipités pour ramasser le plus d'œufs possible.
Ce sont les maîtresses qui étaient chargées de l'organisation mais l'association des parents d'élèves offrait les chocolats
Prochains événements de l'association:
Vente de plants fleurs et légumes (date limite de commande le 25 avril)
Collecte de papiers, le 26 mai
Les actions serviront à financer la venue d'un spectacle vivant intitulé
"Julien et les copains du monde" dans le courant du mois à l'école

PUY NOTRE DAME

LU DANS LE COURRIER DE L'OUEST DU 7 AVRIL 2018



LES DIX ANS DE LA CLOCHE DE LA COLLEGIALE par Dominique Monnier

Cette rétrospective modeste est dédiée aux anciens et nouveaux habitants du Puy Notre Dame
Découvrez l'histoire de la naissance de Marie Louise, cette magnifique cloche qui vous rappelle l'heure chaque jour



Lorsque vous visitez Le Puy Notre Dame, les habitants se font un plaisir de vous faire découvrir la Collégiale en indiquant qu'elle est composée de trois clochers et deux sans cloches.
Bien entendu lorsque on prononce uniquement cette phrase sans l'écrire, on peut s'étonner du nombre de 200 alors qu'en réalité , dans cette magnifique église, on ne compte que trois cloches.
La première et la plus importante est le bourdon dont le poids tourne autour de 1500 kilos.
La seconde qui sera remplacée en 2008 pèse 509 kilos
Les deux sont accrochées dans le grand clocher qui surplombe la petite cité.
La troisième est située sur les préaux et a égrené pendant de nombreuses années les heures et demi heures pour les 1300 âmes du dessous grâce à une pendule cachée dans un clocheton visible de la rue Notre Dame.
Le mécanisme de l'horloge étant tombé en panne, les heures sont maintenant assurées par un système électrique sur le plus petit carillon du clocher.
Mais ce ne fut pas de tout repos pour ces demoiselles.
Une première intervention d'un habitant avait indiqué que le tintement de l'heure gênait son sommeil de nuit.
Le conseil municipal de l'époque, présidé par Pierre Guyard, avait accepté comme c'est le cas aujourd'hui de couper les heures de nuit .
C'est ainsi que l'heure peut être entendue à partir de l'Angelus de 7 heures du matin pour cesser à 19 heures le soir.
Une seconde intervention avait carrément demandé à ce que les battements soient coupés dans la journée.
Le nouveau conseil que je présidais,dans les années 1990, a tout simplement refusé la demande, à l'unanimité, en indiquant que lorsqu'il n'y aurait plus l'heure, il n'y aurait plus de vie dans le village.
Ce sont bien les cloches qui rythment les journées avec les joies et les peines, les mariages, baptêmes et décès.
N'ont t' elles pas résonné avec allégresse au moment de la libération en 1944.
Bref tout est pour le mieux jusque ce midi de 2006 où Françoise Gourdon, alors conseillère municipale , me signale que la petite cloche s'est mise à sonner faux.
C'est elle alors qui a fait arrêter le mécanisme, supprimant ainsi le risque de détachement d'un morceau qui aurait pu tomber en contrebas du clocher.
La cloche était fêlée et pendant deux années, le village restera orphelin de l'heure.



Marie

Il faut savoir que toutes les cloches d'église ont un nom gravé sur leur dessus.
Elles portent également le nom d'un parrain, d'une marraine , du curé de la paroisse et du maire de la commune, son poids et le nom du fondeur et la date de naissance
Notre cloche fêlée a été descendue et est visible sur la gauche en rentrant dans la Collégiale.
J'ai relevé les inscriptions suivantes :
«Je m'appelle Marie, je pèse mille livres,
j'ai été baptisée par Mr Duchene, curé de cette paroisse,
j'ai été fondue en 1838
ma marraine Mme Honorine Soulard épouse de Charles Louvet,
membre du Conseil général du dpt de Maine et Loire,
mon parrain Mr de Veillebanc de Lernay,
Mr Charles Gay maire,
Mr Delaage Président du Conseil de fabrique »
Et dans le bas :
« Mabileau, fondeur à Saumur »

La marraine était l'épouse de Charles Louvet, conseiller général de Montreuil Bellay ( entre 1838 et 1870), conseil qu'il présida de 1856 à 1869
C'est ce dernier qui fera un don à la commune pour la création du corps de sapeurs pompiers
Il était banquier, conseiller municipal en 1834 et maire de Saumur de 1844 à 1869
Il sera député du Maine et Loire de 1848 à 1870, puis ministre de l'Agriculture dans le cabinet d'Emile Olivier
Son père était propriétaire du château du Lys
Charles Gay fut maire du 25 février 1835 au 12 décembre 1843
Monsieur de Veilleblanc de Lernay a été élu du Puy Notre Dame en 1838 pour compléter le conseil municipal en raison de la démission de plusieurs conseillers
Sa famille était propriétaire d'un monument important à droite en entrant au cimetière, monument aujourd'hui abattu pour non entretien en raison de la reprise des concessions
Au cours du premier semestre 2007, la municipalité s'est lancée sur le remplacement de la cloche.
Thierry Buron, spécialiste du Conseil Général du service de la conservation des antiquités et objets d'arts est venu défendre le projet et a présenté les propositions reçues.
Le conseil municipal a alors accepté et retenu l'entreprise Cornilleau-Havard pour la fourniture d'une cloche neuve pour un montant de 22590€, pour le remplacement du battant du bourdon avec chape pour 2717€ soit un montant total de 25895€.
L'entreprise Fonteneau a également été choisie pour les travaux de maçonnerie et la repose de la cloche pour 18035€ .
La société Epin Levage pour la dépose et la repose de la cloche avec une grue pour 586€
Il a été décidé à l'unanimité de conserver l'ancienne cloche « Marie » qui sera exposée dans l'église en raison de son intérêt historique.
Pour la municipalité l'essentiel était encore de trouver le financement.
La population a apporté un réel soutien avec satisfaction .



La nouvelle cloche "Marie Louise"

La municipalité avait décidé le remplacement de la cloche mais les spécialistes fondeurs nous pressaient pour trouver parrain, marraine et tous les textes qui figureraient sur la remplaçante de la sonnerie des futurs Angelus.
Il a donc été décidé que le texte sur une face serait le suivant:
«Je m'appelle Marie Louise,.
Je pèse 590 kgs.
J'ai été bénite en 2008 par Jean Claude Cadeau, curé de la paroisse.
Dominique Monnier, maire du Puy Notre Dame» suivi de l'inscription du fondeur.
Cela permettait de respecter la tradition et j'avoue que malgré ma jeunesse avancée, j'étais fier que mon identité puisse monter dans le clocher pour un nouveau siècle qui m'autoriserait sans doute à découvrir le 22ème.
Sur l'autre face
«Ma marraine Christiane Marquis, mon parrain Jacky Clée.
D'aujourd'hui à demain, je chante les heures, les peines et les joies d'içi-bas»
Ces deux derniers noms ont été choisis:
Le premier par la paroisse pour mettre en évidence une personne qui s'est dévouée pour l'église
Et le second par la municipalité en choisissant une personne qui a été président du comité des fêtes, organisateur des fêtes du vin et du champignon, longtemps adjoint au maire et apprécié de toute la population
Il nous restait ensuite à assister au coulage de la cloche et pour ce faire un voyage en car a été organisé avec les habitants pour assister au moulage
Il eut lieu le 30 novembre 2007, à Villedieu les Poëles en présence du prêtre de la paroisse qui a béni la manifestation
C'était impressionnant et, parmi les personnes présentes, aucun bruit n'a perturbé le silence religieux du coulage dans la chaleur étouffante qui s'est emparée de tous
Il nous restait néanmoins à financer l'opération
La mobilisation de la population a dépassé toutes les espérances.
Sur le coût total, si la municipalité recevait le soutien du Conseil Général à hauteur de 6795€ , celui de la réserve parlementaire du député Michel Piron pour 5000€ et un auto financement de 23205€, il fallait compléter le financement pour assurer l'opération.
Les cloches n'étant pas classées monuments historiques comme l'église , nous ne pouvions obtenir des subsides de l'Etat
C'est alors que Monsieur le Maire s'est mis en relation avec la Fondation du Patrimoine, organisme créé à l'origine par le sénateur maire de Saumur Jean Paul Hugo, avec laquelle la municipalité a signé une convention.
Il s'agissait de faire une souscription publique auprès des habitants pour que ces derniers versent au minimum 5 % de montant des travaux estimés à 43000€
En contrepartie l'association verserait 25 %.
La mairie a alors adressé une demande de souscription à tous les habitants.
Elle a permis de récolter avec les concerts 7507€.
C'était gagné et l'association du patrimoine a versé 10000€ à la commune grâce à la mobilisation générale.
Le président de l'association a été surpris d'une telle réaction et a reconnu que la cloche est un élément sensible important et fait partie de son identité en temps qu'âme du village .



Le Baptême



L'entrée de Marie Louise

Fruit d'un bel élan de générosité des donateurs, Marie Louise, née des mains des artistes de la fonderie de Villedieu les Poëles, a pris le dernier mercredi de février 2008 la direction de son clocher, lieu de sa résidence d'adoption
Elle est arrivée à 13 h 30 aux portes de la Collégiale, attendue par quelques habitants et conseillers municipaux et accompagnée par deux techniciens campanaires de la fonderie Cornilleau-Havard.
Elle devait être transportée à l'intérieur sur le côté droit de la nef car sa présence était indispensable pour sa cérémonie de baptême prévue le dimanche 2 mars.
Mais notre fidèle, si on peut l'appeler ainsi, n'était pas facile à manier en raison de ses 589 kilos.
Il a fallu prendre les grands moyens et Sébastien Derouineau s'est chargé de cette délicate mission en élevant Marie Louise avec le bras télescopique de son tracteur et en la déposant aux pieds des marches à l'intérieur de l'église.
Le reste ne fut plus qu'une formalité.



Les deux fondeurs ont ensuite débarrassé Marie Louise de sa gangue protectrice et elle est apparue pour la première fois superbe et étincelante aux yeux des privilégiés présents.
C'est alors que le battant a frappé la campane et Marie Louise s'est mise à chanter pour la première fois en public d'une voix pure devant ses admirateurs.
Le 2 mars est arrivé rapidement, de même que les paroissiens et curieux pour assister au baptême.
De mémoire de Ponot, la Collégiale ne connut que rarement une telle affluence pour une messe dominicale.
C'est ce que dira le curé de la paroisse , Jean Claude Cadeau, chargé de l'office.
La cérémonie ressembla à s'y méprendre à un baptême avec le parrain, la marraine, la cloche ornementée d'une aube blanche avec onction et eau bénite.
Le prêtre a ensuite invité Jacky Clée et Christiane Marquis à faire sonner la cloche.
Des dragées ont été distribuées à la population.
Marie Louise était devenue officiellement ponote.



Le prêtre, la marraine et le parrain




Marie Louise se prépare

La montée au clocher

Le premier mardi de mars fut la journée de la descente de Marie et son remplacement par sa suppléante Marie Louise.
Cette opération extrêmement délicate a nécessité l'installation d'une grue de 35 tonnes louée à l'entreprise Epin d'Allonnes.
Une centaine de personnes étaient rassemblées et entouraient les enfants des écoles présents pour l'occasion.
Après avoir enlevé les abat-sons , dans la matinée la cloche Marie avait été désinstallée de ses supports et descendue.
Elle a aussitôt été embarquée pour subir une toilette à l'eau sous pression avant d'être installée dans l'église où elle trône maintenant pour surveiller si sa suppléante sonne les heures avec précision.



Marie Louise s'envole

Marie Louise était prête et a grimpé avec la facilité permise par la grue les quarante mètres qui la séparait du clocher pour rejoindre avec beaucoup d'empressement le bourdon qui se trouvait isolé du son de sa voisine depuis deux années.
Il était 14 h 35 précise lorsque Marie Louise, rutilante, arrivée en haut de l'échafaudage, fut frappée de deux coups par l'un des ouvriers de la fonderie et chacun a pu entendre la justesse de la note qui depuis n'a cessé d'égrener l'heure du village comme Marie avait su le faire pendant plus de cent années.
Les élèves des écoles n'ont pas manqué d'applaudir et depuis elle sonne dans l'indifférence le midi et le soir avec bonheur, n'oubliant pas que c'est son silence qui risquerait de la faire remarquer.
Depuis elle attend les 25 et 31 décembre pour carillonner avec son ami le bourdon pour le bonheur des habitants qui savent qu'il perdrait une partie de leur identité sans les tintements de Marie Louise.



Marie Louise s'installe pour de nombreuses années

Dominique Monnier
Ancien maire du Puy Notre Dame